Le Solandra, Nectar de l’Aurore
Cela fait quelques jours déjà que j’ai envie de vous parler du Solandra et de son élixir floral, sans jamais trouver les bons mots. J’avais déjà écrit un généreux portrait pour sa fiche produit (n’hésitez pas à y jeter un œil, en fin de carrousel, pour enrichir ce partage), et de ce fait, j’avais l’impression d’avoir tout dit. Ou du moins, de n’avoir rien de plus, de nouveau à dire.
Puis j’ai senti que je ne me posais pas la bonne question. Je ne devais pas me demander « qu’est-ce que j’ai à dire à propos du Solandra », mais plutôt « qu’est-ce que le Solandra a à dire ? Comment veut-il être présenté ? Quel est son message du moment ? ». Alors j’ai demandé au Solandra. J’ai même eu une sorte de « flash » de l’endroit où je devais photographier son élixir, ou plutôt de quelle compagnie végétale il voulait être entouré, quand bien même j’avais déjà une photo prévue dans mes tiroirs pour ce post.
Cette photo, celle qui orne ce post, a été le point de départ de ce que le Solandra avait à dire. Ce désir d’être illustré autour de ces fleurs jaunes, de ces Vendangeuses (Sternbergia lutea), n’est pas anodin. Ces fleurs ne sortent de terre que lorsque les saisons basculent, de la saison claire à la saison sombre. La temporalité de son apparition la lie aux énergies de seuil, mais aussi de récolte, d’où son nom de Vendangeuse. Elle est aussi un signe d’espoir et de renouveau, puisqu’avec l’apparition de ses fleurs d’or arrive souvent la pluie, les eaux qui se répandent à travers le territoire.
Je pense que par ce lien aux Vendangeuses, le Solandra nous rappelle notre propre lumière. Celle qui naît de nos profondeurs lorsque l’on ose respecter nos propres cycles. Celle qui porte abondance et renouveau, et qui brille sur les seuils, qui nous permet d’être profondément liminales.
Après cette immersion dans les calices dorés des Vendangeuses, j’ai opéré un tirage-rituel, dans l’idée de laisser l’esprit du Solandra s’exprimer à travers les cartes. Je me suis ornée de quelques touches de mon baume-esprit de Solandra maxima, sur le front et la gorge, pour recevoir, et donner. Il s’agit d’une espèce sœur du Solandra longiflora de cet élixir, mais je les ressens assez proche pour que l’invocation de l’une me mène à l’autre. En vérité, je les perçois plutôt dans les mêmes énergies, mais pas avec le même niveau d’accès. Je sens le Solandra longiflora moins ouvert à tous, ou plutôt avec une notion de frontière et de mérite bien plus accentuée, en miroir de la profondeur qu’il cache…
Bon, honnêtement, le choix des oracles pour ce tirage n’a ni queue ni tête. J’ai choisi le Ancient Wisdom of Cymru parce que j’ai eu un « flash » me le montrant, alors même que le Solandra n’a pas le moindre lien avec la culture galloise… J’ai ensuite volontairement choisi l’oracle Imbolc, de la série Seasons of the Witch, parce que j’associe beaucoup le Solandra à cette période de l’année, par mes expériences avec lui et mon UPG. Enfin, j’ai choisi le Old Ways Magick et le Forgotten Witches, parce que je sentais qu’ils avaient quelque chose à dire.
La première carte, celle d’Aranrhod, me parle de destin, de rôle à accepter. Mais aussi de la nécessité de s’affranchir des pressions et projections extérieures, des jugements des autres. Peut-être que la plupart des gens sont incapables de reconnaître votre valeur, ou bien la portée de vos actions. Mais est-ce que cela annule cette valeur pour autant ? Non. Ce n’est pas le regard extérieur qui crée le précieux de vos gestes, de votre posture. Ce n’est pas le jugement des autres qui définit qui vous êtes. Soyez, en paix.
Les prochaines cartes qui se sont dévoilées, ce sont celles du Cygne et des Bois de Cerf. Avec le Cygne, le Solandra nous parle de magie, de mystère et d’énergie créatrice, mais il nous parle surtout de comment soutenir tout cela : par une force d’amour inconditionnel et une loyauté profonde. Vous vous demandez peut-être envers qui cet amour doit être dirigé, et le Cygne vous répond : vous-même. Son message, c’est celui de bâtir une relation à soi si forte, que rien ne pourra l’ébranler. Ni les jugements, ni les projections, ni les mécompréhensions provenant de l’extérieur. C’est une invitation à se respecter, réellement, à reconnaître et honorer son potentiel, et aussi, dans une certaine mesure, à tomber amoureux de soi.
La carte des Bois de Cerf est la suite logique de l’invitation du Cygne : après avoir renoué avec soi, intensément, il est temps de porter fièrement sa propre couronne, sa propre lumière, et d’oser la laisser rayonner. Il n’est pas question de conquête ou de hiérarchie, seulement de prendre sa place et d’oser être, en toute singularité. Oser être vu, oser être entendu. Laisser le feu à l’intérieur s’épanouir à l’extérieur et réchauffer quiconque le rencontrera. Comprendre que vous êtes déjà assez, et ne plus attendre pour faire. Sur la carte, le cerf qui porte ces bois est un cerf blanc, symbole du passage entre les mondes. Alors peut-être que vous aussi, vous êtes invité à incarner ces passages…
La carte suivante est la carte du Savoir, ornée de nombreux corvidés. Son message est simple et directement connecté au précédent : le savoir est là, il est maintenant temps de le disperser, de le répandre. Il est temps d’avoir confiance en vos savoirs, en vos perceptions. En votre vision unique. Et de faire circuler ces savoirs et expériences. C’est aussi une invitation à l’autonomie et l’initiative, celle de creuser et d’aller voir plus loin, dans les mystères de l’invisible.
Enfin, la dernière carte choisie par le Solandra est celle d’Angeline Tubbs, une sorcière dont la vie incarne avec vacarme les notions de résilience et de détermination. Alors peut-être que ce que le Solandra cherche à nous dire à travers elle, c’est encore une fois l’importance de garder confiance en soi, en ses capacités, en ses forces, et oser être. Dans toute notre splendeur, aussi magnifique que terrifiante. Garder confiance en soi, c’est ne jamais abandonner, c’est savoir qu'on peut compter sur soi, même au cœur de la tempête, sans baisser les bras. Mais c’est aussi trouver la force et la volonté qui permettent de développer une expertise poussée, qui ne demande qu’à voir le jour.
Voilà, c’est tout ça que le Solandra, Nectar de l’Aurore, souhaitait nous dire. Et c’est tout cela également qu’il nous propose d’explorer à ses côtés. Si je devais résumer son message à travers ces cartes, je parlerais de lumière et de prisme. Ce que le Solandra nous invite à apprendre auprès de lui, c’est à rayonner sans se laisser blesser ou amoindrir par la forme de la serrure depuis laquelle on nous regarde. C’est comprendre la valeur et la nécessité de cette lumière qui doit jaillir, et comment faire en sorte qu’elle ne s’éteigne jamais.
Le Solandra demande… es-tu prêt à scintiller ?











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